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ASPTT, club de volley-ball à Mulhouse

L’Alsace du 17/02/2016 : Olga: belle plante d’Ukraine

Seule joueuse ukrainienne en Ligue A féminine la saison dernière, Olga Trach a été rejointe depuis par de nombreuses compatriotes, dont une certaine Olga Savenchuk qui sera l’attraction du Cannet, ce samedi à 20h au Palais des sports, face à l’ASPTT Mulhouse.

 

Contrairement à sa taille respectable (1,88 m) et son charme certain, Olga Trach est du genre plutôt discrète. Tellement discrète qu’il était difficile d’imaginer, quatre mois plus tôt, qu’elle puisse s’imposer face à la concurrence des Alina Albu et autres Yulia Ferulik qui partagent son poste. Aujourd’hui, force est de constater qu’Olga Trach est, grâce à la complicité de la passeuse grecque Athina Papafotiou qui bonifie la véloce attaquante, une valeur sûre du jeu mulhousien. Et, toujours aussi discrète, Olga Trach insiste pour partager son mérite avec ses concurrentes directes. « Avec Alina et Yulia, nous formons un trio très complémentaire , explique l’Ukrainienne. On se pousse ensemble… Et le fait qu’on soit proches, amicalement et sportivement, crée une saine émulation. »

Olga Trach est née il y a 27 ans, à Dniepropetrovsk en Ukraine, et a découvert le volley à l’âge de 9 ans dans la plus pure tradition locale. « À l’école, avec Anastasia ma sœur jumelle qui fait la même taille que moi, on dépassait les autres filles d’une bonne tête , raconte la Mulhousienne d’adoption. On nous a dit que, grandes comme nous sommes, nous étions bonnes pour faire du volley ! »

Ni l’une, ni l’autre ne le regrettent aujourd’hui. Anastasia Trach évolue désormais à Bratislava en Slovaquie, après avoir goûté au championnat turc. Quant à Olga, elle a bien bourlingué depuis ses débuts à l’Akademia locale (en 2003) avant Ros Bila Tserka (en 2006) et ses quatre saisons en Superligue à Severodontchanka marquées par un doublé Coupe-championnat en 2009.

« Si je joue, c’est avant tout par plaisir ! »

Avant de poser ses valises à Mulhouse, Olga Trach est passée par l’Azeryol Bakou en Azerbaïdjan (11/12), Piatra Neamt en Roumanie (2012), l’Olympiakos avec qui elle a remporté la Coupe et le championnat grec (en 2013) et Lodz en Pologne (13/14). « Je garde un bon souvenir de Bakou, se souvient la centrale Mulhousienne. C’était une très bonne expérience avec un concentré d’excellentes joueuses qui m’ont permis de progresser. Je passe sur la Roumanie où je n’ai joué que quatre mois. Mais ce qui m’a permis dans la même saison d’aller en Grèce à l’Olympiakos et de contribuer au premier titre de champion dans l’histoire du club. Quant à la Pologne, j’ai beaucoup aimé ce championnat pour le niveau proposé, notamment aux côtés de Magdalena Sliwa. Et aujourd’hui, je préfère encore Mulhouse… Quand je suis arrivée, le club sortait de six années de Ligue des champions après une longue histoire en Coupe d’Europe. Je ne me suis pas mis de pression pour autant… Si je joue, c’est avant tout par plaisir ! »

« Ma chance, c’est que Mulhouse brille par son collectif »

Curieusement, cette histoire européenne évoquée par Olga Trach a laissé une trace non loin de Severodontchanka. En 1994, l’ASPTT Mulhouse avait disputé les quarts de finale de la Coupe de la CEV à Lugansk face aux Sidorenko, Bajenova et autres Sacha Fomina qui allait rejoindre Cannes, six ans plus tard, après avoir également débuté à Dnipropetrovsk. Olga avait alors six ans. Et vingt ans plus tard, c’est elle qui est estampillée « star ukrainienne » aux côtés des Nadia Kodola (Cannes) et Olga Savenchuk qui sera son prochain adversaire avec Le Cannet. « Nous sommes toutes de la même année, 1988, confie la Mulhousienne d’adoption. Avec Olga, nous avons joué ensemble à Severodontchanka et en équipe nationale. Nous communiquons beaucoup, notamment sur Facebook, mais on évite de parler volley. C’est une amie que j’apprécie dans la vie et une joueuse que je respecte… Mais samedi, on jouera chacune pour gagner. Ma chance, c’est que Mulhouse brille par son collectif. Au Cannet, elle est l’individualité sur laquelle l’équipe repose. »

Mulhousienne de cœur, même si le sien bat pour Denys (son mari resté au pays), Olga Trach ne cache pas les bonnes raisons qui l’amènent à apprécier la région. « J’aime beaucoup l’Alsace pour sa culture… Pour son cachet typique, ses villages, ses maisons. Pour sa cuisine aussi. Et son fromage ! »

113

C’est le nombre de points marqués par Olga Trach cette saison pour 40 sets joués en 15 matches. Les 113 points se répartissent en 77 attaques gagnantes (52 % d’efficacité), 25 blocks et 11 aces. Elle est la 3e meilleure marqueuse de l’ASPTT Mulhouse derrière Bojana Markovic (217 pts) et Maéva Orlé (182 pts).

 

Article signé Christian Entz

Calendrier

Fin de saison

Classement

PTS MJ G P
1.Mulhouse 52 22 18 4
2.Le Cannet 50 22 16 6
3.Béziers 49 22 17 5
4.Nantes 45 22 15 7
5.RC Cannes 43 22 14 8
6.St-Raphaël 32 22 11 11
7.Venelles 29 22 9 13
8.SF Paris St-Cloud 26 22 10 12
9.Evreux 24 22 7 15
10.Vandoeuvre Nancy 21 22 7 15
11.Quimper 18 22 6 16
12.Terville Florange 7 22 2 20
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