L’ALSACE DU 16/02/2019 : Retour aux affaires courantes pour l’ASPTT

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ASPTT Mulhouse, club de volley-ball

L’ALSACE DU 16/02/2019 : Retour aux affaires courantes pour l'ASPTT

Éliminée jeudi de la Coupe de la CEV par Busto Arsizio, l’ASPTT Mulhouse peut désormais se consacrer à la Ligue A féminine, avec un match ce soir (20 h) à Chamalières, et à la Coupe de France.

Les joueuses de l’ASPTT Mulhouse n’ont pas traîné, jeudi soir au Palais des sports, à l’issue de leur défaite face aux Italiennes de Busto Arsizio en quart de finale retour de la Coupe de la CEV (2-3) : elles ont rapidement déserté les lieux, histoire de profiter au maximum d’une bonne nuit de sommeil avant de monter dans un bus et de prendre la direction de Chamalières, où elles évolueront ce soir (20 h) à l’occasion de la 17e journée de Ligue A féminine. Éliminées de la compétition européenne, elles se concentrent désormais sur deux objectifs, le championnat et la Coupe de France.

Magail Magail, le coach postier, a tout de suite tourné la page, visiblement sans trop de regrets. « Ce qui est fait est fait. Nous devons regarder devant nous et continuer à avancer » , lâchait-elle alors que ses protégées, dominées par les Italiennes lors des premiers sets (13-25, 14-25), ont réagi de fort belle manière lors des deux suivants (25-23, 25-20) avant de laisser filer le tie-break (13-15). « Toutes les filles avaient envie de poursuivre l’aventure. Elles sont tombées contre plus fortes qu’elles, il faut l’accepter et passer à autre chose. »

Une équipe bien mal en point

L’ASPTT, solide leader de la Ligue A féminine avec 6 points d’avance sur Cannes et 12 sur Voléro Le Cannet, devrait en toute logique faire respecter la hiérarchie ce week-end. Elle décrocherait ainsi un treizième succès consécutif en championnat face à une équipe de Chamalières qu’elle avait dominée le 18 novembre dernier (25-14, 25-20, 25-17)… quatre jours après avoir été éliminée de la Ligue des champions par les Polonaises de Budowlani Lodz.

Elle devrait avoir la partie d’autant plus facile que la formation auvergnate, qui pointe à la 12e place et lutte pour son maintien, n’a plus gagné chez elle depuis le 8 décembre dernier (victoire face à Quimper, l’un de ses concurrents directs et premier relégable, 3-0).

Chamalières est par ailleurs bien mal en point dans l’immédiat même si elle vient de s’imposer à Mougins (2-3) : elle est décimée par une épidémie de gastro-entérite et de grippe. « La libéro Anne-Laure Margirier, la passeuse Yolande Amana Guigolo et l’attaquante/réceptionneuse Thaesha Silva Dos Santos sont malades. La pointue Christelle Tchoudjang Nana n’est pas au mieux non plus et l’attaquante/réceptionneuse Diana Arrechea Montano est blessée à une épaule » , confie l’entraîneur Atman Toubani. « Nous allons donc nous débrouiller avec les moyens du bord face aux ogresses alsaciennes dont l’objectif sera sans doute de passer le moins de temps possible sur le terrain ! »

« Être constantes »

Quelles que soient les forces en présence, Magali Magail n’a pas pour habitude de sous-estimer ses adversaires. « Les Chamaliéroises disposent de joueuses explosives, puissantes, à l’image de la centrale Amanda Brown et de la pointue Christelle Tchoudjang Nana, qui possèdent d’indéniables qualités offensives. À nous de faire le job. En faisant preuve d’efficacité au service afin de les empêcher de développer leur jeu offensif, et de régularité en réception. »

L’entraîneur de l’ASPTT, qui a toujours un coup d’avance, se projette bien au-delà du match de ce week-end. Elle pense déjà au suivant, face à Vandoeuvre Nancy le samedi 23 février au Palais des sports, « capital lui aussi afin de conserver notre avance en tête du classement » , mais aussi au Final Four de la Coupe de France, les samedi 2 et dimanche 3 mars au Palais des sports en compagnie de Nantes, du Stade Français Paris – Saint-Cloud et de Saint-Raphaël. « D’ici là, nous devrons être constantes et gérer tous les détails, c’est-à-dire les passes, les relances, les systèmes de défense… afin d’être prêtes pour tenter de remporter notre première Coupe de France. »

Article signé Sandrine PAYS