L’ASPTTM monte sur Seine

Publié le

Les volleyeuses mulhousiennes sont sous les feux de la rampe… Sur Seine. Plus précisément à Géo André, dans le fief du Stade Français Paris/Saint-Cloud, pour un match (samedi à 20h) qui sent la poudre.

ASPTT Mulhouse, club de volley-ball

Au vu des résultats parisiens, il ne faut pas être devin pour comprendre que l’ASPTT Mulhouse est appelée à souffrir ce samedi à 20h. Les Parisiennes restent sur trois tie-breaks flatteurs : une défaite à Saint-Raphaël, une victoire à Cannes après avoir été menées deux sets à rien, et une défaite face au Cannet qui a valeur de succès dans la mesure où il s’agit du seul point perdu par le leader invaincu. Et, avant cela, Paris/Saint-Cloud s’était imposé à Nantes (3-0) et à Béziers (3-1). Autant dire que les lettres de noblesse sont d’ores et déjà acquises aux Franciliennes.

Emmené à la passe par une jeune Argentine (20 ans), Victoria Mayer, qui a évolué à Flamengo au Brésil (2019/2020) et à Chieri la saison dernière, et en attaque par l’internationale française Julie Oliviera Souza (35 points à son actif face à Cannes), Paris n’a encore jamais été à pareille fête ces dernières saisons.

A trois jours de l’ouverture de la Champion’s League, mardi prochain face à Viesti Salo, l’ASPTT Mulhouse se serait bien passé de la difficulté parisienne. MVP de la soirée face à Terville, Léa Soldner, assure toutefois que l’ASPTT Mulhouse n’a que Paris en tête. « On prend un match après l’autre, sans penser à la Coupe d’Europe même si nous attendons toutes cet événement, rassure la libéro mulhousienne. En ce qui me concerne, je ne me projette jamais dans le temps ! » A chaque jour suffit sa peine… Et Paris suscite suffisamment d’intérêt pour ne pas se disperser.

Fort heureusement pour l’ASPTTM, le collectif mulhousien reste sur de belles prestations réalisées aux dépens de Nantes et de Terville/Florange. La qualité de service des Silke Van Avermaet, Anna Haak et Pia Kästner, l’efficacité du secteur block-défense, le rendement offensif d’Amanda Conéo et de Kimberly Drewniok, la rigueur de Georgia Lamprousi au contre et la richesse d’un banc où Ivana Vanjak, Megan Viggars, Manon Jaegy et Jelena Novakovic apportent un regain d’énergie à chaque sollicitation, sont autant d’arguments susceptibles de plaider la cause mulhousienne.

Quoiqu’il arrive lors de cette 10e journée de championnat en Ligue A féminine, l’ASPTT Mulhouse ne pourra pas être délogée de sa 2e place. En revanche, il serait judicieux de ramener quelques points de Paris à l’issue d’une journée qui verra les six premiers s’affronter entre eux. Nantes (4e) face auCannet (1er), de retour de leur déplacement à Minsk (victoire 3-2 pour les Azuréennes) et à Schwerin (défaite 1-3 des Nantaises) en Coupe d’Europe de la CEV, et Cannes (3e) – Aix/Venelles (5e) étant les autres affiches d’un week-endchaud-bouillant.

Article signé Christian Entz