ASPTT, club de volley-ball à Mulhouse

L’ALSACE DU 10/12/2017: Elles jouent avec le feu

En hommage à Johnny qui s’est éteint, les volleyeuses mulhousiennes auraient bien aimé mettre le feu au Palais, face à Quimper. Elles se sont contentées d’une petite victoire (3-1 : 29-27, 25-21, 24-26, 25-21) après avoir joué avec le feu.

Après les chants de Noël et le percutant « Highway to Hell » d’AC/DC, qui accompagne chacun des plombs de Britt Herbots, le DJ du Palais s’est fait un plaisir de réchauffer l’atmosphère, vendredi soir, en lançant « Allumer le feu » de Johnny Halliday repris joyeusement par le public. Un air particulièrement de circonstance à la mémoire du chanteur disparu, mais aussi pour contribuer au réveil d’une ASPTT Mulhouse sur le point de s’éteindre. Nous en étions alors à la fin du 3e set, que les Mulhousiennes avaient laissé échapper bêtement. Quimper n’avait mené qu’une fois dans cette manche (21-22) avant d’obtenir sa 1re balle de set (23-24) et de conclure sur la suivante (24-26).

Ovation pour Léa Soldner
« Jusqu’à partir de 19, nous étions bien au niveau des fautes directes , raconte Christophe Magail, l’entraîneur adjoint préposé à l’analyse du jeu. Et là, on enchaîne avec quatre fautes directes et deux erreurs du block ». Avec six fautes directes dans les deux premières manches, dont une seule au 2e set, l’ASPTTM en fera trois fois plus dans les deux suivantes. À partir de là, le seul aspect réellement positif sur l’ensemble du match a été la défense avec un bel engagement d’ensemble et une mention particulière à Léa Soldner, qui a mérité que le public scande son prénom à la fin du match.
Pourtant, malgré toute la vaillance de Quimper, les Mulhousiennes ont fait l’essentiel de la course en tête. Exception faite pour le set initial, l’ASPTT Mulhouse est toujours parvenue à réaliser le break avant le deuxième temps mort technique (respectivement : 20-21, 21-17, 21-18, 21-13 dans les quatre manches), mais sans s’épargner les frayeurs en fin de manche.

Un block coupable
« Notre block a été catastrophique au niveau de l’engagement et du placement , constate Christophe Magail. Ce n’est pas la première fois que cela arrive et nous n’avons pas d’explication. Cela avait déjà été le cas à Vandoeuvre. Le jeu atypique de Quimper est une des raisons avec une passeuse qui force beaucoup le jeu par le centre (32 ballons pour la seule Grâce Carter auteur de 9 points). Notre échec au block est à mettre au crédit de cette passeuse – l’Espagnole Maria José Corral Bouza – mais nous étions prévenus… »
À l’inverse, même si les centrales mulhousiennes ont été sollicitées (Michaela Abrhamova 7/16 et Olga Trach 3/11), il semble évident que la fixation n’a pas été suffisamment crédible pour ménager le bout de filet où Bojana Markovic s’est retrouvée en difficulté pour perdre dix duels sur fautes (5) ou contrés (5) tout en obtenant le meilleur pourcentage d’efficacité des attaquantes (38 %) avec 15 points. Et cela en marge d’un énorme travail défensif.
« Nous n’avons pas marqué de points quand l’adversaire était en situation minimale. Et il a fallu attendre le 4e set pour voir notre équipe imposer le rythme et son jeu » , renchérit Magali Magail. De là à s’inquiéter pour le périlleux déplacement en Pologne, à l’occasion de l’ouverture de ce mercredi en Ligue des champions, il n’y a qu’un pas que le coach postier se refuse à franchir : « Mercredi, le contexte sera totalement différent. Face à Quimper, il fallait gagner. Mercredi, en Pologne, nous serons en quête d’un exploit. Cette fois, c’est nous qui n’aurons rien à perdre ! »

 

Article signé Christian Entz

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